Santé

Secteur santé : Un budget de plus de 380,7 milliards pour le ministère en 2018

Article Santé  |  Posté le : 05 Mars 2018 à 09:03:19  |   Pays : Côte d'Ivoire     

​Le département ministériel a effectué sa rentrée budgétaire, vendredi 2 mars 2018, en présence du directeur général du Trésor.

Pour 2018, le ministère de la Santé et de l’Hygiène public dispose d’un budget de 380 763 110 405 francs dont 237 milliards de francs pour le fonctionnement et 116 milliards de francs pour l’investissement. L’information a été donnée par le directeur des affaires financières dudit ministère, Touré Kafoumba, à l’ouverture de sa rentrée budgétaire organisée, hier, à l’auditorium du ministère des Affaires étrangères.

Si le ministre en charge de la Santé, Raymonde Goudou Coffie, reconnaît les efforts financiers du gouvernement pour son secteur, hier, elle a fait plutôt preuve de pragmatisme en indiquant de manière claire les préoccupations prioritaires qu’elle voudrait voir traitées avec plus de diligence par le gouvernement. A cet effet, elle a porté le message sous la forme d’un plaidoyer au représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Assahoré Konan Jacques, directeur général du Trésor.

Elle voudrait qu’il soit inscrit au titre des priorités mensuelles de l’Etat, un certain nombre de dépenses. Il s’agit de celles relatives aux médicaments pour assurer la viabilité économique de la Nouvelle pharmacie de la santé publique. Il s’agit aussi des dépenses concernant les produits sanguins et les intrants de dialyse.

S’agissant du dernier point, elle trouve inadmissible « que nous ayons des arriérés de paiement et des ruptures en intrants de produits de sanguins et de dialyse ».

Toujours au titre des dépenses que le ministre de la Santé voudrait voir prises en compte avec beaucoup de diligence, il y a celles relatives aux fonctionnement et investissement dans les centres hospitaliers universitaires et les structures sanitaires de proximité, relativement aux équipements de maintenances et d’intrants stratégiques tels que l’oxygène. A ce propos, elle cite le cas particulier du Chu de Bouaké dont « le directeur général a trop de problèmes », confronté, qu’il est, aux menaces des fournisseurs.

Dernier point sur le tableau des dépenses urgentes, c’est celui des bourses des élèves de l’Institut national de formation des agents de la santé (Infas). Raymonde Goudou Coffie souhaite qu’on enlève cette épine du pied de la directrice de cette école. Parce que les élèves en prennent comme prétexte pour se livrer à des grèves en ces temps de réformes destinées à booster la qualité de la formation.

Faut-il le noter, la rentrée budgétaire dont le thème était « Efficacité de la dépense publique de santé » a été l’occasion d’instruire les directeurs centraux, directeurs régionaux et directeurs d’hôpitaux sur les directives à prendre en compte, cette année, en matière de dépense publique. Ils sont venus de partout à l’appel de la direction des affaires financières.

A tout ce monde, le ministre Raymonde Goudou Coffie a demandé, entre autres, de faire preuve d’une gestion optimale des ressources budgétaires.

Il convient de rappeler qu’en 2017, le budget du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique était de l’ordre de 368 milliards de francs.

Appel à la discipline budgétaire

Venu représenter le ministre de l’Economie et des Finances, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, ne s’est pas embarrassé de la langue de bois pour dire ce que son mandant lui a demandé de dire. Contexte « de rareté des ressources » oblige, il a, dans une brève allocution, invité les uns et les autres à « la discipline budgétaire ». Ce qui, dit-il, suppose que l’ensemble des engagements pris soient autorisés par l’acte budgétaire. Ce qui suppose aussi la proscription des passifs – ces dépenses qui ne sont pas adossées à des ressources budgétaires.

Avec insistance, Assahoré Konan Jacques en appelle au nom du ministre de l’Economie et des Finances, à « une gestion saine exempte de passifs ». Tout doit être fait de sorte que « la trésorerie disponible puisse couvrir l’ensemble des engagements ».

L’autre directive à laquelle le ministre de l’Economie et des Finances tient est la centralisation de la totalité des ressources budgétaires au Trésor public. Cela devra être suivi avec rigueur pour qu’il soit possible de faire face à l’ensemble des dépenses budgétaires. Les recettes de services perçues dans les ministères devront donc être reversées dans la caisse du Trésor. Car « pour une dépense publique efficace, il faut une gestion rationnelle de la trésorerie », soutient le directeur général du Trésor. « Ce qui suppose que le gestionnaire de la trésorerie dispose de l’entièreté des ressources pour pouvoir planifier l’exécution des dépenses », explique-t-il.

Source : fratmat.info